Comment
faire pour sortir les quelque 9 000 RMIstes du département de l'Eure de la
spirale infernale de l'assistanat ?
Un grand nombre de RMIstes hésitent à reprendre
une activité car leur statut déclenche l'attribution de tout un tas « d'aides connexes », plus de 50 aides différentes (transport, logement...).
Une
situation ubuesque que le président d'Emmaüs France, Martin Hirsch (encore lui!), veut s'employer à
corriger avec un nouveau dispositif : le revenu de solidarité active
(RSA). Son idée : accompagner sérieusement les RMIstes dans leur
démarche d'insertion et faire en sorte qu'ils trouvent un réel intérêt
financier à reprendre une activité. Comment?
1. En créant un pôle social regroupant CPAM, ANPE, Assedic, CAF, conseil général (il finance le RMI), préfecture, pour simplifier les démarches des RMIstes
2. En maintenant les aides pendant une durée déterminée après la reprise d'activité
En octobre dernier, l'Eure a été le
premier département à accepter de tester en grandeur réelle le
dispositif. Un pôle social est déjà en place à Pont-Audemer. Bilan dans 6 mois.