Les meetings sont bondés et on entonne La marseillaise à qui mieux mieux.
Mr Sarkozy a proposé un ministère de l'Identité Nationale.
Horrifié, Le Monde a rappelé que seul Vichy avait auparavant créé une
administration publique pour protéger l'identité nationale : "C'était un instrument politique de nettoyage ethnique."
Nicolas Sarkozy souhaite tellement éviter d'être associé à cette
période de l'histoire de France qu'il a récemment expliqué, avec des
accents nettement germanophobes, que la France ne serait "jamais victime de la tentation totalitaire", et n'avait d'ailleurs "jamais commis de génocide, ni inventé la solution finale". Il se moque du fait que Jacques Chirac, en 1995, a reconnu
- au prix de vraies douleurs pour l'identité nationale - la
coresponsabilité de l'Etat français dans la déportation des Juifs.
Mme Royal entonne désormais l'hymne national à chacune de ses apparitions et demande à tous les Français de se procurer un drapeau tricolore et de l'accrocher à leur fenêtre le 14 juillet.
Les deux candidats font des bilans cataclysmiques de la situation de la France. Pourtant 5° puissance mondiale...
Ratisserait-on sur les terres de l'extrême droite ? Cela m'en a tout l'air.
Non, je ne veux pas d'une France où les citoyens sont montés les uns contre les autres, où les Français lancent des piques à leurs confrères européens allemands, d'un pays pessimiste et divisé. Jacques Chirac l'a bien rappelé, "ne composez jamais avec l'extrêmisme, le racisme ou le rejet de l'autre", il faut rester unis et on peut l'être sans utiliser les ressorts de l'extrême droite.
D'autant que Mr Le Pen livre la moins agressive de ses campagnes et se montre sur ses affiches avec des Maghrébins en "bons" immigrés.