Lu aujourd'hui dans la presse : selon le dernier sondage de l'institut CSA, seulement un Français sur deux (51%) se déclare catholique et un tiers (31%) sans religion. Un effondrement spectaculaire en un peu plus d'une décennie : en 1994, les fidèles à l'Eglise de Rome pointaient encore à 67%, les sans-religion à 23%. Les musulmans ont doublé (de 2% à 4%), les protestants (3%) et les juifs (1%) restent stables.
Ce qui m'interpelle avec ces chiffres c'est la part des sans religion. Est-ce qu'on parle des athées et des agnostiques ou seulement des athées, car lorsque j'interroge mon entourage (principalement catholique) beaucoup se disent agnostiques. Ils doutent. Souvent ils ne sont pas d'accord avec le pape, avec le rejet de la contraception, mais se retrouvent dans les valeurs catholiques.
A côté de cela, le fait de ne pas se marier à l'Eglise suscite de l'étonnement. C'est quelque chose de pas très fréquent en définitive. J'ai du prendre part dans ma vie à une dizaine de mariage et seuls deux couples qui se remariaient n'ont pas été à l'église.
Et les candidats à la présidentielle, sont-ils croyants? A mon grand étonnement ils le sont tous à l'exception de l'extrême gauche.
L'athéisme est-il une forme d'extrêmisme? L'idée progresse mais n'est visiblement pas encore vraiment dans l'air du temps.