Toujours les mêmes qui disent des âneries : non aujourd'hui Ségolene n'a pas (encore) dit de bourde, par contre c'est Monsieur de Robien qui nous ressort de derrière les fagots les méthodes pédagogiques d'il y a 50 ans. Après l'abandon de la méthode globale en lecture, le quart d'heure de calcul mental tous les jours en primaire, aujourd'hui c'est le calcul mental dès la maternelle (qui rappelons-le au passage n'est pas obligatoire, ce qui donne lieu chaque jour à des situations ubuesques - lundi un papa vient me voir pour me signaler l'absence de son fils, il part au ski avec lui en dehors des périodes scolaires car n'ayant pas d'enfant en âge d'aller à l'école obligatoire, il n'a pas droit avec son CE à une location pendant les vacances scolaires-).
Je n'ai même pas envie de commenter cette énième mesure, ma réponse étant toujours la même : on fait encore semblant d'imposer une nouvelle mesure alors que c'est déjà ce qui est pratiqué. Mais bon comme d'hab', on s'en prend aux prof qui font de la merde tout le monde le sait. Le bonus du jour, cette petite phrase émanant de spécialistes de l'Académie des sciences sur l'enseignement du calcul : il faudrait « former massivement les maîtres » à ces nouvelles directives, car « cela fait trois ou quatre décennies que le calcul est mal enseigné ».
Ca fait plaisir...
Ce qui m'agace c'est cette idée qu'on veut nous imposer : c'était mieux avant. Je suis désolée mais non, c'était pas mieux avant.
Parce qu'avant aussi ils faisaient plein de grosses, mais alors vraiment grosses boulettes (deux guerres mondiales, l'indochine, l'algérie, la peine de mort... )
Parce qu'il n'y avait pas de pilule, pas de CMU, pas de téléphone portable, pas de café de bourge, pas d' internet, pas de blog, (la liste n'est pas exaustive, si vous voulez la compléter...)
Parce qu'il se passe chaque année, chaque jour plein de belles choses, pleins d'avancées que l'on considère comme normales : rien que cette semaine, il y a eu une deuxième greffée du visage...
Et surtout parce qu'on était pas là.