Je vis aujourd'hui dans le quartier de mon enfance.
Ce n'est pas quelque chose que je souhaitais particulièrement, c'est simplement une opportunité qui s'est présentée.
Et j'avoue que j'en suis très heureuse.
Lorsque je vais chez les commerçants du quartier, je m'amuse des images du passé qui me traversent : les étals que je parvenais à peine à voir, l'éblouissement face aux devantures, l'odeur et la chaleur de la pizzeria. Je sais ce que sont devenus les commerçants (la plupart ne sont plus là, mais leurs commerces continuent de vivre, la pizzeria par exemple a été reprise par un ancien client). Ceux qui sont toujours présents sont à la pointe de la technologie : le maraicher dispose d'un arrosage automatique, le pâtissier s'est agrandi, il s'est lancé avec succès dans les chocolats. Ce lancement reste un souvenir fort : il avait fabriqué une immense bouteille de vin en chocolat, et l'avait offert aux riverains présents.
Quant au boulanger son four est toujours aussi magnifique, mais le pain est encore meilleur que dans mon souvenir.